mercredi 23 avril 2014

La rétroactivité des effets du divorce



Le divorce, en mettant fin aux droits et devoirs du mariage, entraine de nombreuses conséquences relatives aux personnes et aux biens, qui peuvent dans certains cas avoir des effets rétroactifs.
Le mariage dissous, tous les devoirs et droits qui lui étaient associés, tel que le devoir de fidélité, de cohabitation, d’assistance et de secours, sont définitivement éteints. Le législateur a prévu que pour les divorces contentieux, les biens acquis postérieurement à l’ordonnance de non conciliation ne puissent faire l’objet d’une répartition entre les ex-époux. Dans le cas du divorce par consentement mutuel, la séparation des biens prend effet dès lors que le jugement de divorce est passé en force de chose jugée. De même, les obligations contractées par l’un des deux époux postérieurement à la requête initiale, seront déclarées nulles et inopposables au conjoint, si elles ont été faites en fraude de ses droits. L’article 262-1 autorise le juge, sur demande d’une des parties, à faire remonter les effets du divorce au moment de la séparation de fait, si une cessation de la collaboration est prouvée. Ce report est possible quelque soit le cas de divorce[1]. La rétroactivité des effets du divorce permet dans une certaine mesure de protéger les ex-époux, qui continuent à être liés, tant que les formalités de mention sur l’état civil n’ont pas été accomplies.



[1] Civ. 1er, 14 mars 1995, Bull.civ. I, n°123, D. 1996.

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