jeudi 24 avril 2014

La prestation compensatoire


La prestation compensatoire est une somme d’argent allouée à l’époux, afin de « compenser » la baisse de son train de vie diminue consécutif au divorce. Elle est fixée à l’occasion de la procédure de divorce et indépendamment  des fautes pouvant avoir été commises par le bénéficiaire. La demande d’une prestation compensatoire peut être présentée aussi bien en première instance, qu’en appel[1]. Alors que dans le cadre d’un divorce amiable ceux sont les époux qui fixent son montant et sa durée, la prestation compensatoire est établie par le juge si celui-ci est saisi d’un divorce contentieux. Il déterminera souverainement son mode d’octroi ainsi que sa durée et son montant, en prenant un certain nombre de critères en compte, tel que l’âge et l’état de santé des époux, leurs revenus, le patrimoine estimé, les choix personnels de vie[2]. La partie demanderesse devra alors faire une déclaration sur l’honneur, quant à l’état de ses revenus. Le juge peut refuser théoriquement d’accorder une prestation compensatoire au bénéfice de l’époux coupable, «  au regard des circonstances particulières de la rupture[3] ». Si il s’avère, que cette déclaration était fausse, le défendeur pourra obtenir une révision postérieure des modalités de la prestation compensatoire établie par le jugement de divorce. Une prestation compensatoire ne pourra cependant pas être allouée au delà de 8 ans, en principe elle est fixée sous forme de capital et non de rente.


[1] Civ. 2e, 28 janv. 1987, n°97-16.589, Bull.civ. II, n°92.
[2] Civ. 1er, 9 juill. 2008, n°07-20.950.
[3] Article 270 al 3 du Code civil.

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