Le cas pratique est un exercice juridique difficile, fastidieux,
dont la maitrise est loin d’être évidente pour la plupart des étudiants et des
jeunes juristes. Or, ne pas avoir assimilé sa méthodologie, c’est limiter ses
chances de réussir ses études, et plus tard sa vie professionnelle en tant que
juriste. Pourtant, avec de la rigueur et du travail, il est possible pour
n’importe qui de maitriser l’art du Syllogisme, système de logique situé au
cœur de cet exercice. Qu’est ce
que le cas pratique en quelques mots ? C’est une réponse argumentée à une
question de droit. Quid de la question de droit ? La question de droit ou
question juridique est une question, qui contient une contradiction, un
paradoxe. Finalement, ce n’est pas si éloigner de la dissertation, me diriez
vous ! Si, justement, car contrairement à la dissertation, méthode sensée
être acquise au lycée, le cas pratique est une approche pragmatique et non
théorique d’un problème de droit. Alors,
comment fait on un bon cas pratique ?
Après avoir lu et relu attentivement l’énoncé, il s’agit de
repérer les mots clefs, les dates, les difficultés de l’histoire qui nous est
racontée. Lorsque le récit est complexe, faire un schéma et une chronologie
peut s’avérer judicieux. Cette histoire, écrite en langage commun, doit ensuite
être traduite en langage juridique. Cela prend environ une vingtaine de
minutes. Il est essentiel, car il est la base sur laquelle repose tout le reste
de votre travail. Une mauvaise qualification juridique des termes du sujet, entrainera
à coup sur une rédaction erronée du problème de droit.
Comme nous l’avons vu plus haut, le problème de droit est un
paradoxe formulé sous forme de question. Trois qualités sont requises, il doit
être précis, concis et rédigé avec des termes juridiques. C’est l’élément le
plus important du devoir, puisque autour de lui, l’étudiant construira son
devoir.
Une fois, la qualification juridique des faits et le problème de
droit faits, il s’agit de rédiger la réponse juridique argumentée. Pour cela il
faut déterminer toutes les règles envisageables, puis se focaliser sur celles
applicables aux faits d’espèce. On entend ici par règles applicables non
seulement la loi, mais également les règlements, la jurisprudence et la
doctrine. Il s’agit d’apporter la réponse la plus adaptée possible. Un juriste
se doit d’être précis ! Autant le problème de droit est formulé avec des
termes généraux, autant la réponse au problème juridique doit être concrète et
coller au plus prêt des faits de l’espèce. Enfin, une courte conclusion, bien
qu’elle ne soit pas indispensable, peut s’avérer pertinente, si le cas pratique
comportait plusieurs problèmes de droit. C’est une manière de clarifier votre
travail et de faciliter la correction de votre copie.
Lorsque le travail de rédaction est achevé, il est fortement
recommandé de se relire et de corriger les éventuelles fautes d’orthographe,
grammaire qui pourraient gâcher le contenu de votre analyse juridique. Une
copie bien présentée, c’est une copie agréable à lire et susceptible de
bénéficier de la mansuétude du correcteur.
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